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Le cervelet

Le syndrome cérébelleux regroupe pas mal de pathologies ou de syndromes différents. Il peut être la conséquence d'un traumatisme, d'une malformation, ou d'une anomalie génétique, etc...

Selon la cause les signes peuvent varier. Les formes cliniques, leurs conséquences fonctionnelles, et leurs évolutions sont donc très variables d'un cas à l'autre.

 

1. Fonctions générales :

Le cervelet est un centre nerveux régulateur de la fonction motrice, au sens large. Il reçoit des informations de tous les segments du névraxe (moelle épinière, tronc cérébral, cerveau). Il traite ces informations pour donner, aux programmes moteurs du mouvement, une organisation chronologique et somatotopique (organisation temporo-spatiale). Il assure ainsi la régulation :

  • Des activités musculaires du mouvement volontaire global,
  • Des activités musculaires toniques de la posture,
  • Des activités musculaires toniques du maintien de l'équilibre.

 

2. Situation du cervelet :

Il est placé dans la fosse crânienne postérieure ou fosse cérébelleuse de la boite crânienne. Il est disposé sous une forte toile fibreuse dépendant de la dure-mère et appelée la tente du cervelet. Pour lui-même il est recouvert par les 3 méninges classiques. Il est entouré par l'espace sous-arachnoïdien contenant le liquide céphalo-rachidien. Autour du cervelet, cet espace constitue des cavités plus vastes appelées : citernes. Dans cet espace étroit et rigide, les pathologies expansives (vasculaires, infectieuses et surtout tumorales), ont un retentissement rapide sur le tronc cérébral.

 

3. Développement et subdivision fonctionnelle (Phylogenèse) :

Au cours de l'évolution des lignées animales on distingue l'apparition successive de 3 parties différentes au niveau du cervelet :

a) Archéocerebellum

Ce cervelet fait son apparition pour la première fois chez les poissons. L'archéocerebellum est formé d'un nodule médian accompagné de deux parties latérales appelées flocculus. L'ensemble constitue le lobe flocculo-nodulaire. Fonctionnellement il est en rapport avec les voies nerveuses de l'équilibration.

b) Le paléocerebellum

Il se superpose au précédent chez les amphibiens, les reptiles et les oiseaux. Il comprend surtout la partie axiale du cervelet appelé vermis. Fonctionnellement le paléocerebellum est en connexion avec la moelle épinière et le tronc cérébral. Il participe aux régulations des activités musculaires de la posture, par adaptation du tonus musculaire.

c) Le néocerebellum

Il se superpose aux précédents chez les mammifères. Il est spécialement volumineux chez les primates et surtout chez l’homme. Il est constitué par les hémisphères cérébelleux. Au plan fonctionnel, il assure la régulation des activités musculaires du mouvement volontaire global.

 

4. Morphologie externe :

Comme son nom l'indique c'est une sorte de petit cerveau qui est situé à la face postérieure du tronc cérébral. Il est en connexion avec la moelle allongée, le pont et le mésencéphale par l'intermédiaire des pédoncules cérébelleux inférieurs, moyens et supérieurs. Il est composé d'un lobe médian appelé vermis et de deux lobes latéraux très volumineux les hémisphères cérébelleux ou lobes cérébelleux. Il existe en plus un petit lobe antérieur à disposition transversale appelé lobe flocculo-nodulaire.

 

5. Morphologie interne :

Le tissu nerveux du cervelet se présente sous 3 aspects :

a) Une substance grise périphérique, très plissée, appelée écorce cérébelleuse :

Les cellules principales de l'écorce sont de grandes cellules en forme de poire, appelées cellules de Purkinje. Elles sont en relation synaptique avec les fibres nerveuses afférentes du cervelet et avec des cellules d'association.

b) Une substance blanche, en situation profonde.

Elle contient les fibres nerveuses myélinisées. Certaines sont efférentes. Ce sont les axones des cellules de Purkinje. Elles se rendent aux noyaux gris du cervelet. D'autres fibres sont afférentes, elles viennent de toute la hauteur du névraxe, de la moelle épinière, du tronc cérébral et du cerveau. Elles s'articulent avec les dendrites des cellules de Purkinje.

c) Des noyaux gris centraux de substance grise.