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Livre d'or

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160 messages dans le livre d'or
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De MELIN OLIVIER, lure
Le 16 Septembre 2005 à 21H42
NOUS AVONS PERDUS VOTRE FILS AU MOIS DE JUIN 2005
DE CETTE MALADIE DANDY WALKER JE NE VAIS PAS REPETE L HISTOIRE ELLE Y AIE ENCORE ET LA NOUS COMMENCONS A AVOIR DES NOUVELLES AU SUJET DE L AUTOPHIE MON FILS THEO AVAIT UN KISTE AU CERVELET ET EN PLUS SON CERVELET N ETAIT PAS FERME A CAUSE DE CE KISTE TROP GROS EN PLUS SON CERVEAU KAN LE BEBE POUSSE DANS LE VENTRE DE SA MERE SE FORME NORMALEMENT MAIS LE CERVEAU EN POUSSANT SE PLIE DEUX FOIS DANS LE BON SANS BIENSUR EN METTANT LES CELLULES GRISES VERS L ESTERIEUR ET LES CELLULES BLANCHES A L INTERIEUR MAIS AVEC CETTE MALADIE DIS PEUT ETRE GENETIQUE NOUS DIS TON AVOIR EN OCTOBRE TOUTES LES CELLULES SE MELANGENT DEJA EN PLUS LES PLIES DU CERVEAU SE FONT MAL LE CERVELET SE FORME PAS CORRECTEMENT AVEC SOUVENT UN KISTE CEST CE KI S APPEL LA MALADIE DE DANDYE WALKER VOILA CE KE JAI APPRIS SUR MON PETIT GARCON MAIS TOUT N EST FINIS J ATTEND ENCORE DES NOUVELLES POUR SAVOIR TOUT LES RISQUE FUTUR CEST DUR D ATTENDRE CECI MAIS EN MEME TEMPS CA FAIT DU BIEN JE SOUHAITE A CETTE MAMAN KI COMME NOUS TOUS SOUFFRONS BONS COURAGE AINSI QU AU PAPA ET JE SOUHAITE BON RETABLISSEMENT AU ENFANTS KI ONT ETE OPERE ET TOUT S ARRANGE POUR EUX A BIENTOT
De corinne, dijon
Le 11 Septembre 2005 à 08H16
je suis une mamange d'un petit Charles-Hugo qui est parti beaucoup trop tôt de mon ventre (26 sem)le 1er aout 2005,il avait lui aussi le syndrome Dandy Walker mais une des formes la plus grave, le cercelt n'existait pas, le kyste l'en avait empeché........je me demande souvent quelle aurait été sa vie si je l'avais laissé vivre.........je ne sais pas trop koi en pensé......;ce ki est sur c ke je ne voulais pas le laissé souffrir, je l'aime trop mon petit garçon..............
De alves, rueil malmaison
Le 02 Septembre 2005 à 10H46
bravo Jordan .Ccontinue a donner de l' AMOUR .
GROS BISOUS et bonne chance
De claire, pessac
Le 01 Septembre 2005 à 14H52
bonjour , je suis la maman d'une petite fille de 9 ans qui a ete operee il y a 6 mois d'une tumeur maligne au cervelet.elle s est reveillée de l operation mutique et avec un gros syndrôme cerebelleux:plus de marche ,plus de parole; plus de coordination,bref plus aucune autonomie.A ce jour elle parle,elle mange seule, dessine et recommence à ecrire,elle se tiens debout, et arrive a marcher avec de l aide.elle se bat contre son cancer en subissant courageusement la radiotherapie et la chimio,elle fait de la reeducation 3 fois par semaine,plus de l' orthophonie,et elle a repris l'ecole.ayant vu aujourd hui un neurologue qui m a dit qu on ne recuperai jamais totalement de ce syndrome j ai parcourue le net et suis tombee sur votre sîte.cela ma redonné courage ,a travers ce temoignage poignant de votre si mignon petit garçon...c'est à mon tour que je vous souhaite tous le courage possible pour maintenir les tresors d'amour que vous lui prodiguez,car je crois que c'est ainsi que nous aiderons nos enfants au mieux.de la persistance,et pourquoi pas la foi...libre à chacun.bravo à jordan pour sa joie de vivre !
De de giacomi carine " sarah sur le forum", Miramas
Le 14 Août 2005 à 09H01
en vous lisant j ai les larmes, parce que j ai l impression que vous etes comme ma mère qui se bat pour son enfant, on a de la chance dans notre malheur de vous avoir.
sur le forum je m appelle sararh, parce que je ne veux pas dévoilé mon vrai prénom, mais je suis malade aussi alors je sais ce que peux vivre Jordan. d ailleurs la ou je me reconnais le plus c est quand vous dites avoir rencontrer une neurologue odieuse, parfois les médecins nous donne envie de passer de l autre coté de la rive. moi personne sait ce que j ai vraiment, j ai des petits bouts de maladies, neuro, psy et physiques et je souffre de tout ca chaque jour, mais qunad les docteurs ne savent pas, ils nous font vite passer pour psychiatrique, je comprend pas qu ils n arrievnt pas a faire plus de relations entre le creveau et la motricité et le neuropsy, le cerveau ca commande tout pourtant.
moi je suis intelligente, mais voila a cause de ca ( maintenant je dis a cause parce que ca empeche les docteurs de me soigner ) on ne cherche pas sur mes autres troubles

je souhaite beaucoup de courage a jordan, qui me donne de l espoir a moi, j èspère qu on pourra trouver pour plus l aider.
je vous laisse mon portable si vous voulez m envoyer le votre ca me ferait du bien de communiquer avec vous

merci
carine ou sarah
et bonne vacances et beaucoup de courage a toute votre petite famille
De arctarus47, Vannes
Le 12 Août 2005 à 10H23
Bonjour,
Après avoir parcouru votre site je tiens à féliciter cette famille qui avance dans la vie et ce pas à pas contre les lenteurs du système qui préfère oublier parfois ses maladies orphelines. C'est pas hazard que j'ai parcouru le site de jordan, véro, mais je regrette de ne pas l'avoir vu avant, je savais déjà que tu étais super mais la on voit que tu ne met pas de limite, fais comme jordan bats toi contre l'exclusion, jordan n'a peut être pas les mêmes capacités que les enfants de son age mais lui nous donne tous les jours une formidable leçon de courage, il faut qu'il puisse chaque jour se rapprocher des enfants de son age.
Pour ma part ma mère est atteinte d'une Sclérose en plaque depuis 1987 et elle avait déjà un handicap à cause d'une poliomiélhite dans son enfance et elle se bat tous les jours contre sa maladie actuellement incurable. Je ne vais pas me plaindre, j'ai de la chance que ma mère ai été soigné par de super médecins dès le début et c'est surement grace a eux qu'elle est encore la. Le plus douloureux pour elle c'est de voir les autres personnes atteintent après elle de sa maladie partir avant elle, ses coups de blouses sont nombreux mais elle peut compter sur sa famille et des amies pour l'aider chaque jour.
Voila comme quoi même si on est malade on peu montrer l'exemple, vas-y jordan montre à tous ceux qui préfèrent ignorer les maladies orphelines que ça vaut le coup de se battre et d'aimer la vie.
Bravo à la maman et au papa vous êtes géniaux.
De sinacori, var st maximin
Le 21 Juin 2005 à 00H14
bonjour
j'ai l'impression d'avoir et de vivre les memes torments que vous j'ai une petite fille de 3 ans qui a un syndrome de joubert et effectivement la maladie de votre fils est tres ressemblante à celle de ma fille
je vous invite a voir le site que j'ai créer pour mieux comprendre

http://pageperso.aol.fr/sinacori83/mapage/familles.html
a bientot et bon courage et une grosse bise a vos enfants

De mr et mme melin olivier, lure (haute-saone)70200
Le 27 Mai 2005 à 21H09
bonjour je vous ecrit ce message car ma femme attend un bebe et enceinte de 5 mois et le bebe est atteint du syndrome de dandy walker.le cervelet est composer de 3 parties et malheureusement la partie haute se prolonge entre les 2 lobes du cerveau il manque la fermeture ce ki provoque un liquide superieure a la normale.la base du cervelet est plus large et plus profonde.apres cette annonce tres penible pour nous ns avons decider apres de multiples reflexions de le laisser partir en paix et sans souffrances pour nous et pour lui en grandissant .n as pas ete facile du tout a prendre mais j envie de tout coeur votre courage et votre volonté de vous occuper de jordan comme vs le faites la decision que ns prenons je pense que ce n es pas une preuve de lacheté ms une delivrance merci de me repondre si cela est possible merci beaucoup
mr et mme melin
De virginie (alias labichette), sophia antipolis (alpes maritimes)
Le 02 Mai 2005 à 14H01
j'ai lu tous ce que tu as écris et j'ai été très touché par ton histoire, j'en ai pleuré devant et pour moi tu dois être fier de ce que tu as fait avec ton fils, il est très beau et continue à te battre, gros bisous (labichette)
De Yolaine Denis, Les Ulis
Le 01 Mai 2005 à 14H28
Merci Jordan de ta leçon de courage et de vie. Tu vois, je connais un petit garçon comme toi, il a aujourd'hui 9 ans et comme toi, il a montré à beaucoup de personnes qu'il ne fallait pas perdre espoir et se battre. Comme toi, il a des parents formidables qui l'emmènent partout et qui n'ont pas voulu croire les mèdecins qui ont dit "il ne marchera jamais, ne parlera jamais etc..." Car aujourd'hui, il marche oh ! pas encore sur des longues distances mais suffisamment pour se déplacer de façon autonome dans sa maison, son jardin et aider sa maman !!
Il communique grâce à un code pictographique et surtout il est comme toi "il mord la vie à pleine dent, son sourire est toujours présent, c'est une lumière"

Quant à moi, là où je travaille, il y a deux petits enfants comme toi, et ton exemple va me servir beaucoup pour mieux les aider, les accompagner et les ouvrir au monde, les emmener plus loin et surtout donner à leurs parents la force d'y croire.

Merci mille fois Jordan. Ton site est riche !


Yolaine
De Raphaël Zacharie de Izarra, Le Mans 72 (Sarthe) Pays de la
Le 30 Avril 2005 à 22H13
- Une vie -

Avril s'achevait. La saison était belle, les rues s'animaient, la ville n'était qu'efflorescences : hommes, plantes et bêtes s'offraient à la vie. Tout s'éveillait sous les effluves vernaux. Les créatures tiraient profit chacune à sa manière des bienfaits de la nature. Les beaux jours ranimaient chez moi de profondes langueurs, une sorte de tristesse joyeuse innée qui, comme les bourgeons, ne demandait qu'à s'épanouir au soleil de mai. Je promenais mon trouble délicieux au bord de l'onde, pensif et insouciant.

La Mélancolie de tout temps habitait mon âme. A quarante ans j'avais vécu. Solitaire et studieux. Esthète et hautain. De longues années consacrées aux Arts, aux sciences, à la religion. Mes amis les plus chers étaient les livres, les arbres, les chats, les églises, quelques hommes de lettres parfois, avec qui je passais de longues soirées d'été à causer sous les étoiles.

Les femmes me témoignaient quelque assiduité. Je les tenais à distance. Non qu'elle fussent d'importunes compagnies, mais épris de je ne sais quelle flamme d'exception, je ne me résolvais pas à répondre à leur amitié en termes définitifs. J'attendais des feux d'envergure, persuadé qu'aux âmes supérieures la vie réservait des éblouissements qui n'avaient rien à voir avec les joies du commun. Je soupçonnais d'autres richesses dans l'existence, plus cachées mais plus éclatantes. Lorsque les femmes sur moi exerçaient plus immodestement leurs charmes, je me détournais non sans élégance de ces commodes tentations. Mollement certes, car fait de chair moi aussi je ne pouvais demeurer parfaitement insensible aux appels de l'hyménée, mais mon détachement avait quelque chose de sincère néanmoins.

Ainsi je menais l'existence presque brillante, un peu taciturne, à la fois tourmentée et indolente des gens de belle naissance qui se vouent à des causes désintéressées. L'étude, la rêverie, la réflexion, la poésie m'édifiaient de jour en jour, d'année en année. Les gloires que je récoltais et les affres que j'affrontais étaient surtout intérieures, ce qui ne m'empêchais pas de vivre par ailleurs des expériences plus tangibles. Les aventures en ces cas-là prenaient un tour quasi initiatique, quelque chose de livresque, de didactique. Presque irréel. L'expérience vécue étrangement me laissait un goût sec de théorie. L'impression décevante d'une oeuvre inachevée. Souvent burlesque, voire triviale.

J'étais fait pour le rêve.

Je cheminais le long de la berge, tout aux charmes du dernier jour d'avril, noyé dans mes pensées. Lorsque je la vis... Parée de noir, la gorge blanche dénudée, un grand chapeau sur son front austère, l'oeil profond, les lèvres sanguines, les ongles comme des lames... Vision effrayante ! Mais c'était bien une femme de chair, une femme de mon espèce qui plus est : authentique aristocrate oisive et baroque, de toute évidence. Laide ? Belle ? Je ne sus le dire. Je trouvai voluptueuse cette veuve cependant. Sorte de cadavre lascif ou de pantin mondain, la créature me fit l'effet d'un coup de tonnerre en plein ciel d'été. Mes sens, mes sentiments, mes goûts, tout en moi fut ébranlé. Mes plus chères certitudes tombèrent en poussière.

Je lui déclarai ma flamme. L'araignée ne fut pas insensible à ma quarantaine incertaine, ni à mon émoi guindé. Je fis tout-à-fait mouche lorsque je lui dévoilai les secrets de mon âme : nous nous étions trouvés, elle la pierre tombale, moi le crucifix.

Avril s'achevait. La saison était belle... Je ne croisai personne le long de la berge. Cette histoire que vous venez de lire, je venais simplement de la rêver le long de la berge. Lecteurs qui jusqu'ici m'avez accompagné, à travers la dernière ligne, le dernier mot de ce texte que vous lisez, soyez les témoins privilégiés de ma vie qui se poursuit comme dans un rêve.

Raphaël Zacharie de Izarra
De Raphaël Zacharie de Izarra, Le Mans 72 (Sarthe) Pays de la Loire
Le 28 Avril 2005 à 09H11
- L'eau tiède qui tue -

Comment pourrais-je aimer les pluies vives d'avril qui font chanter vos toits ? Les villes semblent mourir sous l'onde vernale. L'arc-en-ciel m'afflige avec ses éclats humides. Je hais la clarté mêlée à la nue, le soleil trempé et l'averse qui rayonne ! Les flaques légères m'inspirent un mortel ennui. J'ai en horreur les reflets de l'astre sur les carreaux en pleurs. Diamants d'éther ou perles d'argent pour certains, cette eau qui ruisselle n'est pour moi que postillons d'âmes en peine et "mouillades" de dieux insignifiants.

La tempête est douce à mon coeur car elle déracine, ravage, fais voler en éclats vitres et certitudes. La neige est belle et poétique car elle est molle et met un peu de lumière dans l'obscurité. La pluie âpre sous les nuées tombe comme une délivrance. Mais la pluie tiède sous le soleil est une misère fluide, une désolation sans fracas, un malheur sans bris, un deuil à quatorze heure !

Comprendrai-je la douce folie de ceux qu'une pluie sucrée enchante ? L'eau qui s'illumine dans l'atmosphère forme une auréole bête et insipide au-dessus des cités. L'arc-en-ciel est la tombe des âmes mortes à côté de leurs funèbres pompes. Au diable les couleurs de ce faux paradis !

Poètes qui célébrez les couleurs de la pluie, soyez maudits ! Avril est le pire ennemi des mortels.

Car les coeurs sensibles des mortels en cette foutue saison des arc-en-ciel meurent de profond, meurent de long, de lent, de mortel ennui.

Raphaël Zacharie de Izarra
De batailleau, chambery
Le 26 Avril 2005 à 16H35
bonjour, mon prénom à moi c'est Lucas, j'ai 3 ans et demi et je tiens à le préciser.
Il y a quelques jours mes parents sont venus avec moi a l'hopital pour passer ce fameux IRM. Les résultats sont "tombés" j'ai une malformation du cervelet et un rétrécicement cervical "pas super" mais bon je garde quand même espoir car ma seule raison de vivre c'est de réussir à surmonter mon handicap. Aprés beaucoup d'efforts et de courage (médecins, osteo, magnetiseurs et bien d'autres encore) aujourd'hui je marche sans me tenir, je mange tout seul et surtout je vais voir ma petite amoureuse Manon à l'école et elle m'aide si ça ce n'est pas de l'amour. Bien que mes parents soient en ce moment en pleine séparation je sais une chose c'est qu'ils seront toujours là pour moi et ma petite soeur Lily-rose. UN SEUL BUT DANS LA VIE = VIVRE
De Raphaël Zacharie de Izarra, Le Mans 72 (Sarthe) Pays de la Loire FRANCE
Le 23 Avril 2005 à 12H38
- Aux infernaux -

Pauvres gens qui vivez dans l'or et le crime mêlés, âmes noires dépourvues d'ailes, vous les paillards aux mains rougies, vous les médaillés qui vous glorifiez de vos méfaits, vous les barbares à peau d'ange, vous les fauves à la patte de velours, vous les chiens parés de dentelles, vous les hommes aux sourires de bêtes, vous les tortionnaires à l'abri des coups, vous les endimanchés pleins de fureur, vous qui assassinez avec d'infinies courtoisies, vous les grands malfaisants enfin qui sur terre répandez vice, horreur, excrément, tremblez !

Tremblez jusque dans les profondeurs infectes de vos os damnés. Vos crânes affreux se fracasseront dans l'abîme que vous avez creusé en vous-mêmes. Ils se désagrègeront sous le poids de vos ignominies.

Hommes durs à la peau tannée par le soleil du crime, héros des ténèbres au coeur d'acier, bandits au poing d'airain, loups au croc invincible, l'ironique mollesse sera votre héritage : vous serez vers et le remords éternel vous rongera. Lions sans loi, justiciers féroces des causes impies, vous qui avez blessé la femme et l'enfant, qui avez souillé le plus pur des autels, qui avez plongé le monde dans le noir, qui avez privé de leurs dernières étoiles le ciel des éplorés, vous serez puits de larmes : intarissables seront vos peines. Bourreaux, mercenaires, grands chefs de guerres et petits pions zélés serviteurs de l'ordure, fonctionnaires de la fange et comptables de la corruption, vous les assassins sans état d'âme, vous les horribles dotés de tous les pouvoirs terrestres, vous serez récompensés par une mer de sang, et ce sera le vôtre. Et cette étendue de souffrances que vous avez versée, jusqu'à la dernière goutte il vous la faudra boire à votre tour.

Tremblez, tremblez vous qui sur terre semez l'épine et le poison car vos tombes seront vastes comme des champs de ronces, lourdes comme des montagnes de boue. Tremblez car un jour, las de votre hideur vous supplierez pour que l'on arrache les chardons de vos âmes. Tremblez car la rédemption coûtera cher !

Injustes qui aujourd'hui riez de vos crimes, demain vos victimes vous pardonneront.

Et leur pardon sera votre enfer.

Raphaël Zacharie de Izarra
De Raphaël Zacharie de Izarra, Le Mans 72 (Sarthe) Pays de la Loire
Le 16 Avril 2005 à 21H08
- Une histoire vraie -

Elle me parut belle.

Pâle, frêle, mourante, on eût dit que sa détresse était son unique parure. Son éclat funèbre faisait peur à voir. Les gens sur elle se retournaient. Ou détournaient décemment le regard. A la fois attirante et repoussante, elle faisait pitié dans sa morbidité figée. Son charme consistait dans sa fragilité, sa laideur. Car à la vérité elle était laide, bien que je la trouvasse belle.

Dans son sillage, elle laissait un malaise palpable. Comme un parfum de mort, un goût âcre, une vision atroce, une idée de cercueil. Elle sentait le moisi et le formol, une odeur entêtante d'hôpital et de morgue. On la devinait condamnée.

Je lui adressai la parole sur un ton que je voulus neutre, en termes banals.

- Puis-je vous être de quelque aide, Mademoiselle ?

Je constatai qu'elle ne pouvait correctement articuler les mots, la paralysie enchaînant son corps jusqu'au champ de la parole. Une espèce de grognement grotesque et épouvantable sortit de ses lèvres tordues. De cette bouillie de sons, je captai quelques mots cependant, reconstituant la phrase dans sa cohérence sonore : elle me remerciait poliment, m'assurant qu'elle se débrouillait très bien toute seule malgré la terrible infirmité qui la clouait dans son fauteuil roulant. A travers sa grimace hideuse, je discernais un sourire qui désespérément voulait ressembler à quelque chose d'aimable.

La jeune handicapée tentait de faire oublier sa piteuse apparence et je sentais qu'elle était en train de faire un effort surhumain pour me plaire, du moins pour ne pas me déplaire... Cette sincérité, cette indigence, cette allure simiesque étaient poignantes et j'en fus bouleversé. Je reçus ses mots brisés comme une révélation : je venais de toucher le fond de sa misère.

Ses cheveux fins se déliaient avec une grâce infinie sur son front osseux. Ses mains crispées agitaient l'air avec des mouvements saccadés, des sons gutturaux sortaient de sa gorge. Mais à travers ses traits convulsés, sa gestuelle de pantin et sa constitution débile, je ne voyais que son regard. Dans ce corps accablé de souffrances et de disgrâces, son regard semblait être la seule source de beauté. Je n'oublierai jamais la profondeur, la douceur, la douleur de ce regard qui tentait de se hisser au-dessus de ce corps impotent.

Sans rien laisser paraître de mon émoi, je lui rendis les politesses d'usage et m'éloignai. Cette nuit-là je ne pus trouver le sommeil. J'étais épris de la jeune fille invalide, sans oser convenir qu'une telle déshéritée pût faire battre mon coeur sain... Le lendemain à la même heure je la revis descendre la rue. Je lui avouai presque honteusement ma flamme.

Cette idylle sans nom fut de brève durée. La jeune fille mourut quelques jours après, rongée par la maladie, terrassée par la paralysie.

J'ai conservé une mèche de ses cheveux blonds, comme une triste relique. Parfois je repense à la jeune handicapée dans son fauteuil roulant. Je revois son regard digne et noble, je revois ses cheveux clairs flottant sur son visage déchu, je revois ses lèvres déformées tentant de prononcer mon nom. Et j'entends ses grognements mêlés de pleurs étouffés, tentant maladroitement, vainement d'émettre des sons qui ressemblent à mon nom.

Raphaël Zacharie de Izarra
De carine, Miramas
Le 31 Mars 2005 à 13H41
Votre site, et ce petit bonhomme, m ont beaucoup touchés.
Je vous trouve très courageux, autant votre petit, que votre petite famille.
moi aussi je suis atteinte d une anomalie rare au cerveau, et mes symptomes et mes troubles deviennent de plus en plus handicapants, difficiles et douloureux, je craque souvent,je suis beaucoup plus vieille et je n ai pas la force et le courage que vous avez.
bravo petit bonhomme, tu as plus de force que moi, je te prénomme, et te prénommerai toujours " superman " moi je serai plutot stroufette.
Bon courage a toi et a tous
carine
De Mélanie, Montréal, Canada
Le 31 Mars 2005 à 07H13
Bonjour,
D'un côté comme de l'autre de l'océan, les combats sont les mêmes. Je suis la maman d'un garçon de 3 1/2 ans qui est atteint du syndrome de Joubert, un syndrome cérébelleux proche cliniquement du Dandy-Walker. Il faut se battre pour avoir des services de santé et des ressources, mais ces petits bouts-de-choux en valent vraiment la peine. Ça fait chaud au coeur de lire votre site. Merci.
De gaeïdig, lorient
Le 16 Mars 2005 à 23H12
bonjour. je trouve ce petit bonhomme et sa famille très courageux. pendant la grossesse les médecins ont décélé cette maladie pour mon bébé. d'après eux il n'aurait vécu que quelques heures sous appareil respiratoire en souffrant horriblement. je vois aujourd'hui qu'il aurait peut être pu vivre comme jordan. l'img ne lui a pas laissé cette chance... continuez, je vous souhaite plein de bonheur.
De cordero martin, Bruxelles
Le 28 Février 2005 à 14H53
Je vous trouve très courageuse et j'imagines très bien l'amour que vous portez à votre fils.
Quand je visite votre site je m'en veux presque d'avoir fait une IMG (à 28 SA) suite à l'annonce du syndrôme de ma fille: "Dandy Walker".
Quand on m'a dit ce que serait notre vie, j'ai préféré y échapper... Et maintenant je me dis que tout compte fait on aurait peut être pu vivre avec elle...
De max, saint quentin 02
Le 26 Février 2005 à 11H34
Je suis max, je vie au nord de l'aisne 02, et jsuis atteind de la SA, maladie de l'homme de marbre que vous connaissez,du groupe HLA B27, au taux de 80%, elle est assez violente, mais je me bat,j attend d ici 3 mois un traitement lourd, la spondy et tres active en moi depuis plus de deux ans,prochainement je vais suivre un bilan pré-thérapeutique en vue de débuter un traitement anti-TNF a type REMICADE ou AMBREL, Je suis également informer des concéquence de ce traitement a long therme, et des risques inhérents à ces thérapeutiques.
On m'a decouvert aussi, un probleme au foie, voir les surdoses de médicament avalé depuis ces deux ans, et aussi le teste de sous cutané qui ma été révélé a ete positif, donc un controle urgent... voila, mon combat aujourd'hui et tres important, il nous concerne tous aussi bien les valides que les non valides, c est pour cela que j ai creer ce site http://cybermax2005.free.fr , pour informer et toucher l opignon public de tous ces maladies rares, qui nous pourrise la vie au quotidien, je fait appel a tous les personnes qui voudrons me rejoindre, je suis sur le point de creer une association, un site egalement officiel mais sans l aide de personnes dans ma situation je ne peut démarrer.
alors je lance ce message assez fort, et qui j'espere serra entendu ...
cordialement

max

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